Fille d'une infirmière, j'ai été habituée à de fréquentes discussions sur la santé. Ma mère utilisait souvent son expertise médicale dans notre vie quotidienne, et j'ai été élevée dans une communauté très soucieuse de sa santé. De ce fait, j'ai grandi en croyant que “la voie naturelle” était généralement la meilleure, et cet état d'esprit s'est transposé à la façon dont je voyais la santé des femmes. Je n'avais pas beaucoup réfléchi à la pilule contraceptive, si ce n'est que je savais que j'allais en prendre une. jamais les choisir pour moi-même.
Une visite médicale décevante
Quelques années plus tard, je me suis retrouvée dans le cabinet d'un médecin. J'étais un jeune adolescente ayant des règles irrégulières, et je voulais faire des analyses de sang pour voir si je pouvais avoir des problèmes de santé. déséquilibre hormonal pourrait être à l'origine du problème. Sans me poser de questions sur mes préoccupations, l'infirmière m'a dit : “Faites ce test de grossesse et nous vous mettrons sous contraception”. J'ai précisé que la pilule contraceptive n'était pas la solution que je souhaitais, et nous avons poursuivi le rendez-vous. Cette conversation m'a marquée.
Mon mémoire de fin d'études
À l'époque de cette visite chez le médecin, j'essayais de trouver un sujet pour ma présentation de mémoire de fin d'études au lycée. Le travail consistait en un discours de vingt minutes suivi de vingt minutes de questions-réponses. Je devais choisir un sujet d'actualité et controversé, et le contrôle des naissances faisait l'affaire. Je savais que de nombreuses filles de mon petit lycée prenaient des contraceptifs ou envisageaient de le faire ; je voulais partager avec elles les connaissances que j'avais reçues de ma mère. La préparation et la présentation de ma thèse ont pris une année civile entière, et j'ai beaucoup appris en cours de route.
Je m'inquiétais des réactions que je recevrais à propos de mon sujet, mais j'ai été étonnée par la curiosité qu'il a suscitée chez les étudiants - filles et garçons confondus - ainsi que chez les professeurs. La conversation la plus marquante que j'ai eue s'est déroulée lors d'un exercice de présentation de ma thèse devant une classe de vingt-cinq élèves de seconde. J'ai été agréablement surprise de constater que presque tous les élèves se sont impliqués tout au long de mon discours, et encore plus surprise de leurs questions. Ils ont posé des questions sur tous les aspects du contrôle des naissances. Voici quelques-unes des questions posées :
- Si des examens médicaux sont nécessaires avant de prescrire une pilule contraceptive
- Comment la fertilité est-elle affectée ?
- La différence entre les pilules contraceptives et les Pilules Plan B
- Les différents types de pilules disponibles
Quelques élèves ont pris la pilule et d'autres m'ont interpellée. Après avoir répondu à leurs questions, plusieurs filles sont venues me voir pour me faire part de leur expérience personnelle, me dire combien elles avaient appris et combien elles étaient impatientes d'assister à ma présentation officielle. C'était un sentiment gratifiant, et j'étais heureuse de voir que tant de mes pairs s'intéressaient à mon sujet et étaient prêts à entendre mon opinion.
Faire face à mes pairs et à un comité médical
L'expérience de parler de mon sujet à mes pairs a été étonnamment positive. Ma présentation finale s'est avérée plus difficile. Pour compléter la présentation de ma thèse, j'ai fait mon discours devant un public d'environ quatre-vingts personnes ainsi que devant deux panélistes experts dans le domaine médical. L'un d'entre eux était clairement d'accord avec moi et m'a posé des questions simples telles que : “Comment aborderiez-vous ce sujet avec un ami ?” et “Quel effet la recherche sur ce sujet a-t-elle eu sur vous ?”
L'autre membre du panel n'était pas aussi favorable à mon point de vue et a laissé entendre que je partais du principe que les pilules contraceptives étaient moralement mauvaises ; elle n'était pas du tout d'accord. Cela m'a pris au dépourvu, car j'avais clairement indiqué dans ma thèse que je ne faisais que présenter des preuves médicales et que je ne portais pas de jugement moral. Le reste de ses questions était tout aussi difficile. Elle m'a notamment demandé si je pensais que les médecins devraient avoir le droit de refuser de prescrire des pilules contraceptives à un patient, et quel rôle un parent devrait jouer dans la décision d'un mineur de se faire prescrire une pilule contraceptive. Je n'ai pas été intimidée - ses questions approfondies m'ont permis de montrer à quel point je connaissais mon sujet.
L'impact de ma thèse
L'objectif de ma thèse était de donner aux adolescentes les informations médicales et les faits nécessaires concernant le contrôle des naissances, mais je leur ai également donné le pouvoir de savoir comment protéger leur corps contre les nombreuses maladies infectieuses. les effets négatifs des contraceptifs hormonaux. Je suis heureuse d'avoir choisi les pilules contraceptives comme sujet de thèse et j'ai l'intention de continuer à partager ce que j'ai appris avec le plus grand nombre de femmes possible.
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